Mais Polac avait bien d’autres soucis que de savourer du café et de s’apercevoir que, de ce nectar tant prôné, Bokel ne s’était versé que quelques gouttes.
—Mais, reprit-il en insistant, pourquoi m’avoir choisi, moi, précisément moi, qui n’ai ni le sou ni métier?
Bokel lâcha un bon gros rire tout bonhomme et répondit:
—Vous venez justement de dire le motif qui me guide.... Parce que vous n’avez ni le sou ni métier.
Et il avança la cafetière en disant:
—N’est-ce pas qu’il est bon, ce café?
—Ma foi! je l’ai bu sans y faire attention.
—Alors, une seconde tasse.
Pas plus que l’autre, cette tasse ne fut appréciée par Timoléon. Au moment où il la portait à ses lèvres, le tailleur lui demandait:
—Voulez-vous que je ne fasse pas de cachotteries avec vous... que je joue cartes sur table?