—Je vous suis, beau-père.

Quand les deux hommes arrivèrent chez M. de la Morpisel, le tailleur se garda bien de passer par l’étude. Il se présenta à l’entrée particulière, que vint lui ouvrir le domestique.

—M. de la Morpisel est-il occupé avec quelqu’un? demanda Bokel.

—Oui, mais ce quelqu’un-là est sans importance, et n’empêchera pas mon maître de vous recevoir.... Il y a bien aussi dans l’étude un inconnu qui attend son tour, mais il a l’air d’un pauvre diable fait pour avoir de la patience, dit dédaigneusement le valet.

—Alors nous vous suivons, dit Bokel, en marchant à la suite du domestique, qui, par les appartements du notaire, les conduisit au cabinet de M. de la Morpisel.

Ce dernier, quand il tourna la tête au bruit de la porte qui s’ouvrait, était en train d’écrire une lettre destinée sans doute à être emportée par un individu qui se tenait respectueusement debout auprès du bureau.

Le demi-tour de tête de M. de la Morpisel ne lui permit d’apercevoir que Bokel, dont d’ailleurs l’énorme masse faisait un rempart qui rendait invisible son gendre, marchant derrière lui.

—Ah! c’est vous, Bokel? dit le notaire; le temps d’écrire cette lettre, qu’on attend, et je suis à vous.

—A vos ordres, monsieur, répondit le tailleur, en faisant à Timoléon un signe de s’asseoir.

Quand lui-même eut placé sur sa chaise la partie de son individu sur laquelle il avait l’habitude de se poser, Bokel pensa alors à regarder le personnage qui attendait la lettre.