Puis, tout haut et gracieusement:

—Croyez, mesdames, que mon ami Poliveau n’ignore pas la coutume orientale qui veut qu’après un repas pris en commun, les deux sexes se séparent, les dames pour aller jouir de la sieste dans le gynécée, les hommes pour rester à fumer l’opium.

Sur mon honneur! j’ignorais cette coutume d’Orient, mais je n’en fis pas moins un geste de tête pour sanctionner ce que venait de dire Touriquet.

—Ma foi, oui, j’avoue que je ne suis pas fâchée de détaler... Viens, Clarisse, déclara la maman.

J’entendis un bruissement de vêtements et de chapeaux que les dames remettaient.

—Saluez... elle se retirent, m’annonça le dévoué Touriquet.

La porte était à peine refermée que mon Mentor me demandait brusquement:

—Vous venez de vous sentir une impression de fraîcheur sur le front, n’est-ce pas?

—Non, pourquoi?

—Ah çà! ni le chaud, ni le froid, vous ne sentez donc rien!... Comment! vous n’avez pas senti sur votre front le baiser que Clarisse, de ses fraîches lèvres, vient de vous envoyer de loin, avant de suivre sa mère.