—Bon! une dans le sac, reprit le bon homme. Passons au portier. Ce fonctionnaire est le plus important pour nous. Dans la bataille que nous allons livrer, le concierge représente notre artillerie rayée. Il me faut un peu l’étudier.
—Voulez-vous que je vous le fasse monter? demanda Paul.
Le jeune homme ouvrit une fenêtre, lança un strident coup de sifflet, puis il ajouta:
—C’est notre façon d’appeler Calurin quand nous avons une commission à lui donner.
—Très bien. Je vais tout de suite me mettre au mieux dans ses papiers. Vous allez voir cela.
Le saltimbanque courut à la porte de l’atelier, qu’il tint toute grande ouverte.
On entendait Calurin gravir l’escalier.
Quand Borax le crut assez près pour que, par la porte béante, le portier pût entendre ce qui se disait dans l’atelier, il s’écria de sa voix la plus perçante:
—Oui, messieurs, oui, j’ai visité des palais somptueux, des demeures de rois... et nulle part, entendez-vous? nulle part je n’ai trouvé une habitation aussi bien tenue que la vôtre! Cour, vestibule, couloirs, tout resplendit de cette propreté bienfaisante qui est la moitié de la santé. Les escaliers y sont tellement propres que, si j’y laissais tomber une pièce de dix sous, je ne regarderais pas à la ramasser avec ma langue.