[163] Sidi Taieb Bios ou Biaz, Marocain, administrateur de la douane de Tanger, et chargé par le gouvernement du Maroc de traiter avec le comte de Mornay.
[164] «Les Juives sont admirables, écrivait Delacroix à Pierret, le 25 janvier; je crains qu'il ne soit difficile d'en faire autre chose que de les peindre: ce sont des perles d'Éden.» (Corresp., t. I, p. 174.)
[165] A propos des paysages si nouveaux pour lui et des traits de mœurs qui le frappaient, l'artiste écrivait, toujours à Pierret: «Je viens de parcourir la ville, je suis tout étourdi de tout ce que j'ai vu. Je ne veux pas laisser partir le courrier, qui va tout à l'heure à Gibraltar, sans te faire part de mon étonne ment de toutes les choses que j'ai vues.» (Corresp., t. I, p. 174.)
[166] Ce qui suit semble avoir été écrit le soir d'une promenade dans la campagne.
[167] Cette scène, qui avait vivement frappé l'imagination de Delacroix et dont on retrouve la description dans la Correspondance (t. I, p. 176), a sans doute inspiré le tableau connu sous le nom de Rencontre de cavaliers maures, qui fut refusé au Salon de 1834. Le catalogue Robaut en donne la description suivante: «Les chevaux se heurtent, et l'un d'eux se dresse sous le choc en même temps que sous l'effort de son cavalier pour l'arrêter. Dans ce mouvement la puissante silhouette du cheval bai brun s'enlève sur un fond de collines qu'éclairent les fumées d'un combat et les clartés opalines d'un ciel gris très doux où passent des bleus de turquoise. Sur ce premier groupe se découpe le profil allongé, élégant du cheval gris-blanc, dont le poil soyeux et fin laisse passer comme des lueurs roses la transparence de la peau. Le geste des cavaliers, celui surtout de l'homme dont on n'aperçoit que la tête et le poing, est d'une audace de vérité extraordinaire, dont on ne retrouve l'exemple que dans Rubens, et c'est à Rubens aussi que fait penser l'éclatante variété des rouges que Delacroix s'est plu à multiplier dans cette précieuse composition, étincelante et joyeuse comme l'œuvre d'un peintre coloriste, vivante comme l'œuvre d'un grand dessinateur du mouvement, solide et forte comme l'œuvre d'un maître statuaire.» (Voir Catalogue Robaut.)
[168] M. de Laporte était alors consul général de France au Maroc.
2 février, jeudi.—Dessiné la fille de Jacob en femme maure [169].—Sortie vers quatre heures. Un Maure à tête très remarquable qui avait un turban blanc par-dessus le haïjck. Tête des Maures de Rubens, narines et lèvres un peu grosses, yeux hardis.—Remarqué les canons rouilles.
Le vieux Juif dans sa boutique en redescendant à la maison (Gérard Dow)[170].—Femme avec les talons et, je pense, les pieds peints en jaune.
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