Séville, mercredi 23 mai.—Rapports avec les Maures[189].—Grandes portes partout; compartiments des plafonds et menuiserie.—Les jardins, chaussée en briques bordée de faïence, la terre plus bas. Murs crénelés; énormes clefs.
Alcala.—La nuit: la lune sur l'eau mélancolique; le cri des grenouilles; la chapelle gothique moresque avant d'entrer dans la ville près de l'aqueduc.
Séville.—Le matin, la cathédrale: magnifique obscurité; le Christ en haut sur le damas rouge; la grande grille qui entoure le maître-autel; le derrière de l'autel avec petites fenêtres et entrée d'un souterrain.
Arcades sur les maisons. La femme couchée à la porte de l'église: bras bruns sur le noir de la mantille et le brun de la robe. Caractère singulier venant de ce qu'on ne voit presque pas de blanc portant autour de la tête.
Promenade le soir; terrasse qui me rappelle mon enfance à Montpellier [190].
Bords du Guadalquivir.
Le capucin en chaire; fenêtres couvertes avec de la toile et des draperies de couleur.
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Vendredi 25 mai.—M. Baron est venu me prendre de bonne heure. Monté sur la tour la Giralda, point de marches. Ses environs ressemblent à ceux de Paris; dîné avec MM. Startley et Müller, et avec eux en voiture voir la Cartuja. Beau Zurbaran dans la sacristie, beaux tombeaux, arcanum derrière l'autel, cimetière, orangers.—Cour moresque, tableaux sur les murs et faïences avec bancs de faïence.
A midi, dessiné la signora Dolorès.—Avant aux Capucines; sur leurs armes, les cinq plaies de Jésus, celle du milieu plus grande, et deux bras, l'un nu; beaux Murillos; entre autres, le saint avec la mitre et la robe noire donnant l'aumône. Le chapeau rose à une madone.