[23] Georges Rouget, né en 1784, mort en 1869, élève de David, qu'il aida même, dit-on, dans l'exécution de quelques-uns de ses grands tableaux. Il avait débuté au Salon de 1812. Son œuvre assez importante se compose principalement de grandes compositions historiques et de portraits. En 1849, il posa, en même temps que Delacroix, sa candidature à l'Académie des beaux-arts pour succédera à Garnier. Ce fut Léon Cogniet qui fut élu.
[24] Peintre et sculpteur, né à Nantes, en 1804, Debay remporta le grand prix de peinture en 1824. L'opinion de Delacroix sur lui semble s'être modifiée avec le temps, car il écrit en 1857: «Quoique j'eusse désigné dans ma pensée un candidat que j'aurais désiré que l'on choisît, je n'en aurais pas moins fait tous mes efforts pour que l'on rendit à M. Debay une justice provisoire, en le plaçant avantageusement sur les listes. Son mérite comme sculpteur et les qualités qui distinguent son caractère l'auront, je n'en doute pas, mis en évidence.» (Corresp., t. II, p. 118.)
[25] Dans tout le court de son Journal, Delacroix note à la suite de ses lectures tous les sujets qui l'intéressent. Beaucoup de ces sujets n'ont jamais été traités par lui.
[26] C'est le sujet du tableau «Les Natchez» commencé à cette époque et qui ne parut qu'au Salon de 1835. Il fut mis en loterie à Lyon au profit d'une œuvre de bienfaisance en 1838. (V. Catalogue Robaut, n° 108.)
[27] Vert 1820, Delacroix avait établi son atelier, 22, rue de la Planche, aujourd'hui rue de Varenne. Il ne quitta cet atelier qu'en octobre 1823, pour s'installer rue Jacob.
[28] Charles Pascot, négociant, puis intendant de la duchesse de Bourbon, avait épousé Adélaïde-Denise Œben, sœur cadette de la mère d'Eugène Delacroix.
[29] Tancrède opéra italien de Rossini.
[30] On sait quelle admiration Delacroix professait pour le génie de Mozart. Cette reprise des Noces le préoccupait, et il l'attendait avec impatience, car le 30 août 1822, il écrivait à Pierret: «Dis-moi si tu sais qui fait le rôle de la comtesse dans les Nozze di Figaro que l'on joue à présent, depuis que Mme Mainvielle n'y est plus.» M. Burty ajoute en note: «Les Nozze furent données du 27 juillet au 14 septembre, quatre fois avec cette distribution: Almaviva, Levasseur; Figaro, Pellegrini; Bartolo, Profeti; Bazilio, Deville; Antonio, Auletta; Comtessa, Bonini; Suzanna, Naldi; Cherubino, Cinti; Marcelina, Goria; Barberina, Blangy.» (Corresp., t. I, p. 91.)
[31] Ces préoccupations amoureuses le hantaient depuis sa première jeunesse. On pourrait rapprocher ce passage d'un fragment de lettre adressée à Pierret le 21 février 1821: «Je suis malheureux, je n'ai point d'amour. Ce tourment délicieux manque à mon bonheur. Je n'ai que de vains rêves qui m'agitent et ne satisfont rien du tout. J'étais si heureux de souffrir en aimant! Il y avait je ne sais quoi de piquant jusque dans ma jalousie, et mon indifférence actuelle n'est qu'une vie de cadavre.» (Corresp., t. I, p. 75.)
[32] Son neveu, Charles de Verninac, fils unique de sa sœur Henriette, fut envoyé comme consul en Amérique et mourut en cinquantaine à New-York, en 1834, des suites de la fièvre jaune qu'il avait contractée à Vera-Cruz, à son retour de Valparaiso.