Le tableau de Jacquand représentait des moines de l'Inquisition, montrant l'entrée d'une espèce de trou à une femme assise à terre et qu'ils semblaient menacer. Le dos de cette femme était enfoncé dans la muraille, qui était derrière elle, etc.; on eût dit ce tableau fait par un homme incapable du moindre souvenir des objets, et pour lequel le détail qu'il a sous les yeux est le seul qui puisse le frapper.
*
9 octobre.—J'ai vu avec Mme de Forget, chez Maigret, un papier de Chine pour tenture. Il nous a dit qu'aucun art, chez nous, ne pouvait approcher de la solidité de leurs couleurs. Il a essayé de raccorder une partie du fond qui est devenu horrible en peu de temps. Ce papier est très bon marché relativement; tous ces charmants oiseaux sont faits à la main, et, nous a-t-il dit, la totalité des ornements, ce sont des bambous blanchâtres, rehaussés d'argent, qui courent sur tout le champ qui est rose, parfaitement uni; le tout semé d'oiseaux, de papillons, etc., d'une perfection qui ne tire pas son charme de l'exactitude minutieuse, de l'imitation, comme nous faisons toujours dans nos ornements, au contraire; c'était pour le port et la grâce de la pose et le contraste des tons, tout l'animal, mais le tout fait avec un esprit qui avait choisi et résumé l'objet de manière à en faire un ornement à la manière des animaux dans les monuments et manuscrits égyptiens.
*
14 octobre.—Parti pour Champrosay.
*
15 octobre.—Vieillard est venu passer une partie de la journée avec moi. Le cher ami paraît mieux de son voyage en Angleterre. Il m'a conté l'anecdote de l'officier des hussards anglais, qui entend dire que le tabac réussirait bien à Ceylan. Il profite aussitôt de quatre mois de congé pour s'embarquer, aller faire sa plantation, et revenir.
*
28 octobre.—Revenu de Champrosay, où j'ai eu presque constamment le plus beau temps du monde.