Dufresne vers deux heures, jusqu'à trois heures et demie: il paraît content. J'ai repris après son départ, jusqu'à sept heures et demie.
—Aujourd'hui, le Barbier de Séville à l'Odéon.
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Hier mercredi 5 mai.—Travaillé au cheval, depuis neuf heures environ, jusqu'à deux heures.—Chez Champmartin.—Monté sur le cheval de Marochetti. Sauté de l'autre côté: je ne m'en croyais pas capable; j'ai failli être écrasé par le cheval, parce que je n'ai pas su prendre mon aplomb en retombant.—Retourné par le Luxembourg... Vif sentiment de bien-être et de liberté![128] Penser toujours que la nature humaine trouve dans toutes les situations de quoi les supporter ou en tirer avantage..., le plus souvent, du moins.
—Dîné à quatre heures et demie. Trouvé Fedel et Comairas à la porte de mon atelier. Achevé la soirée avec eux.
—J'ai vu chez Comairas des Pinelli[129] superbes... Quel effet me feront donc les originaux? Le Combattimento est fameux.
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Vendredi 7.—Le matin, un instant chez Pierret et Soulier. Emporté à lui des croquis de Naples.
Acheté pour 5 fr. de gravures, rue des Saints-Pères... Costumes orientaux et instruments de sauvages, une ancienne lithographie de Géricault, prise de la Bastille, etc.
Déjeuné, en sortant de chez Soulier, au coin de la rue des Saints-Pères et de la rue de l'Université.