[1] C'est l'expression même que Gros avait appliquée au talent de Delacroix, en 1822, à propos du Dante et Virgile. Le rapprochement nous a paru curieux à noter.
[2] Les plus beaux de ces vitraux ont été faits d'après les cartons de trois artistes flamands: Frans Floris, Van Orley et Van Thulden.
[3] François-Joseph Navez, peintre belge né en 1787, mort en 1869. Élève de David, il conquit en Belgique une grande réputation et devint successivement directeur de l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, premier professeur de peinture à cette Académie, membre de l'Académie royale de Belgique et correspondant de l'Institut de France.
[4] Lucas de Leyde, peintre et graveur hollandais (1494-1533).
[5] Rappelons que Fromentin, comparant les deux Musées de Bruxelles et d'Anvers, écrivait à ce propos, en jugeant l'œuvre de Rubens: «Si j'écrivais l'histoire de Rubens, ce n'est point ici (à Bruxelles) que j'en écrirais le premier chapitre: j'irais saisir Rubens à ses origines, dans ses tableaux antérieurs à 1609; ou bien je choisirais une heure décisive, et c'est d'Anvers que j'examinerais cette carrière si directe, où l'on aperçoit à peine les ondulations d'un esprit qui se développe en largeur, agrandit ses voies, jamais les incertitudes et les démentis d'un esprit qui se cherche.» (Les Maîtres d'autrefois, p. 39.) Et plus loin il ajoute: «Admire-t-on toujours? Pas toujours. Reste-t-on froid? Presque jamais.»
[6] Delacroix a traité plusieurs fois le même sujet (voir Catalogue Robaut, nos 1377-1379), et chaque fois sa composition rappelle beaucoup celle du maître flamand, dont il fit une peinture. (Voir même Catalogue, n° 1941.)
[7] Depuis quelques années, le Musée a été encore transporté dans un nouvel édifice spacieux et bien aménagé.
[8] «Bien des années, écrit Fromentin, séparent l'Assomption de la Vierge des deux toiles dramatiques de Saint Liévin et du Christ montant au Calvaire.» Il parle de «la main puissante, effrénée ou raffinée qui peignait à la même heure le Martyre de saint Liévin, les Mages du Musée d'Anvers, ou le Saint Georges de l'église Saint-Jacques». (FROMENTIN, les Maîtres d'autrefois, p. 40, 41.)
[9] Théodore Van Thulden, peintre et graveur flamand (1607-1676).