Burty aurait pu ajouter que si Delacroix prononce le mot camée, c'est que Ingres n'avait fait qu'agrandir une composition connue comme camée. D'ailleurs, Delacroix fit de même pour l'Apothéose d'Homère.

[278] Rappelons qu'il qualifiait de divine la symphonie en la.

[279] Opéra de Weber.

[280] Tragédie lyrique de Spontini, qui avait été représentée pour la première fois à l'Académie impériale de musique le 11 décembre 1807; elle fut reprise à l'Opéra le 16 mars 1854, avec Roger, Obin, Bonnehée, Mlles Poinsot et Sophie Cruvelli. Cette reprise n'obtint pas le succès qu'on avait espéré.

[281] Ulysse, tragédie en trois actes et en vers, mêlée de chœurs, par Ponsard, qui fut représentée pour la première fois au Théâtre-Français le 18 juin 1852.


4 avril.—De la différence qu'il y a entre la littérature et la peinture relativement à l'effet que peut produire l'ébauche d'une pensée, en un mot de l'impossibilité d'ébaucher en littérature, de manière à peindre quelque chose à l'esprit, et de la force, au contraire, que l'idée peut présenter dans une esquisse ou un croquis primitif. La musique doit être comme la littérature, et je crois que cette différence entre les arts du dessin et les autres tient à ce que les derniers ne développent l'idée que successivement. Quatre traits, au contraire, vont résumer pour l'esprit toute l'impression d'une composition pittoresque.

Même quand le morceau de littérature ou de musique est achevé quant à sa composition générale, qui est supposée devoir donner l'impression pour l'esprit, l'inachèvement des détails sera d'un plus grand inconvénient que dans un marbre ou un tableau; en un mot, l'a peu près y est insupportable, ou plutôt ce qu'on appelle, en peinture, l'indication, le croquis, y est impossible: or, en peinture, une belle indication, un croquis d'un grand sentiment, peuvent égaler les productions les plus achevées pour l'expression.

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