[327] Henri-Amédée le Lorgne, comte d'Ideville (1830-1887). Il débuta dans la diplomatie, puis entra, en 1870, dans l'administration, qu'il quitta bientôt, pour s'adonner exclusivement à la littérature.

[328] Voir Catalogue Robaut, n° 1241.

[329] Nous recommandons tout particulièrement aux lecteurs qui voudront être pleinement édifiés sur ce qu'avance Delacroix, de parcourir le Catalogue Robaut, qui donne, chaque fois que le renseignement a pu être obtenu, le prix d'achat des tableaux, et les différents chiffres qu'ils ont atteints dans les ventes successives. Lors de la disparition de Millet, on a été pris d'une belle crise d'indignation contre les marchands de tableaux, en songeant aux bénéfices qu'ils avaient réalisés avec les œuvres de ce maître. On pourrait faire, et tout aussi justement, les mêmes observations au sujet d'Eugène Delacroix. Plusieurs passages du Journal sont d'ailleurs pleinement significatifs. N'est-ce pas l'histoire de presque tous les grands peintres?

[330] Berlioz partageait à l'égard de Spontini, pour sa Vestale, l'admiration de R. Wagner, qui écrivait: «Spontini, lui, il est mort, et avec lui une noble et grande période artistique, digne d'un profond respect, est tout entière et visiblement descendue au tombeau: elle et lui n'appartiennent plus à la vie, mais... uniquement à l'histoire de l'Art. Inclinons-nous profondément et respectueusement devant le cercueil du créateur de la Vestale, de Fernand Cortez et d'Olympie.»

[331] Lord Cowley, diplomate anglais, né en 1804. En 1852, il était ambassadeur d'Angleterre à Paris. Il contribua à établir sur des bases durables l'alliance de l'Angleterre avec la France.

[332] Le succès de l'Exposition universelle de 1889 aurait sans doute modifié la manière de voir de Delacroix sur ce point.

[333] Horace Raisson avait connu Delacroix en 1816 et était resté lié avec lui depuis cette époque. Homme de lettres et journaliste, Raisson avait été collaborateur de Balzac. Delacroix paraît avoir eu au début de leurs relations peu de sympathie pour lui, car il écrit en 1821: «Raisson n'est point changé: il est menteur et suffisant comme devant. Ce sera toujours, dans la peau d'un badaud, le plus Gascon que je connaisse.» Il fit de lui en 1820 un portrait à l'aquarelle qui appartient à M. Robaut. (Voir Catalogue Robaut, n° 1469.)

[334] Dans la préface mise en tête du recueil des articles d'Eugène Delacroix, M. Piron écrit ceci: «Il aimait tant ses amis qu'il n'aimait pas les voir se marier. Il ne pouvait pas souffrir qu'une femme vînt se placer entre lui et eux. Car, nous disait-il, quand je vais dîner chez toi, il faut encore que la chose plaise à ta femme ...»

[335] Il s'agit de la décoration de la chapelle des Saints-Anges, à propos de laquelle le maître écrivait à Andrieu le 24 avril 1854: «Il y aurait imprudence à travailler sur un mur qui vient d'être imprimé. L'opération qu'on a faite est excellente, car l'ancienne impression était si épaisse qu'il n'y avait aucune adhérence avec le mur; on a tout gratté et on en a mis une très légère, après avoir mis de nouveau de l'huile bouillante. Je ne crois pas qu'il soit possible de reprendre avant six semaines au moins.» (Corresp., t. II, p. 101.)