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22 octobre.—Travaillé un peu à l'Odalisque d'après le daguerréotype, sans beaucoup d'entrain.

Le soir chez Barbier; Villot y était. Nous ne nous sommes pas dit une parole.

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Augerville, 23 octobre.—Parti à sept heures moins un quart. Pluie.—Voyagé dans l'omnibus jusqu'à Villeneuve en face d'un ecclésiastique de la plus belle figure, un peu dans le genre de Cottereau.—Attendu pour le convoi.

Arrivé à Fontainebleau par la pluie et trouvé le cabriolet attelé. Route à travers la forêt, qui eût été plus agréable sans le froid, dont je ne pouvais nie garantir malgré mes précautions.

Arrivé vers une heure à Augerville. Personne n'était là; j'ai été trouver Berryer et ces dames dans le parc.

Il y a peu de monde; cela met moins d'entrain. La princesse n'y est pas, Mme de la Grange non plus, Mme de Suzanet non plus; cela fait beaucoup de charme de moins. L'ami de Berryer, Richomme[406], est un bonhomme très amusant.

Le soir, j'étais très fatigué et suis monté après la musique. Petits morceaux de Batta, de sa composition, très gracieux.

Berryer nous conte à dîner sa visite au fameux Dugas, d'Amiens, pour lui commander un pâté. Il le trouve dans son cabinet, dans une robe de chambre à grands ramages et avec la gravité convenable, tirant de son tiroir les assaisonnements de ses pâtés, qu'il distribuait à ses garçons et à ses ses chargés aussi de la confection, et graduant les doses à raison de la proportion du pâté ou du lieu où on devait l'employer. Il s'informait aussi du moment où on devait manger le pâté.