Agréable soirée. Berryer nous lit l'École des bourgeois.
[393] Édouard Charton (1807-1890), littérateur et homme politique, qui fonda successivement le Magasin pittoresque et le Tour du monde.
[394] Delacroix n'a jamais réalisé ce projet.
[395] Cette observation caractéristique nous rappelle le propos qu'un amateur lança un jour à Corot, en le voyant dans le feu de l'exécution d'un tableau: «Tenez! vous ne savez pas ce que vous y mettez!» Corot se retourne un instant, puis reprend son travail en murmurant: «Il a peut-être raison!»
[396] Nous nous sommes appliqué dans notre Étude à faire ressortir l'analogie qui existait entre certaines faces de son esprit et les faces correspondantes de l'esprit de Stendhal, notamment en ce qui touche ce que nous avons appelé les principes directeurs de la vie. N'est-il pas intéressant de constater ici encore, cette analogie et de rapprocher de ce fragment du Journal le passage suivant de Stendhal: «L'homme d'esprit doit s'appliquer à acquérir ce qui lui est strictement nécessaire pour ne dépendre de personne; mais si, cette sûreté obtenue, il perd son temps à augmenter sa fortune, c'est un misérable.»
[397] Le Déluge était le premier des quarante tableaux représentant l'Histoire de l'humanité, où Chenavard voulait développer la succession chronologique des principales phases de la civilisation. Ces quarante peintures murales étaient destinées au Panthéon, dont Chenavard avait conçu une décoration grandiose. Ce projet ne fut pas réalisé.
[398] Se reporter aux premières années du Journal.
[399] Voir l'étude sur Puget que nous avons déjà indiquée, et la Correspondance, t. I, p. 288.
[400] En 1831, le gouvernement de Juillet avait mis au concours: Mirabeau répondant au marquis de Dreux-Brézé. Delacroix et Chenavard exécutèrent chacun une composition sur ce sujet. L'œuvre de Delacroix a figuré à l'Exposition universelle de 1889. À propos de cette toile, H. de la Madelène écrivait: «Comme les poètes, Delacroix devine. On ne peut même concevoir que les choses aient pu se passer autrement qu'il ne les a peintes. Le marquis de Dreux-Brézé, signifiant aux gens du tiers la volonté du Roi, n'a pu avoir une autre attitude que celle que l'artiste lui prête en face de la foudroyante apostrophe de Mirabeau.» (Voir Catalogue Robaut, n° 360.)