[46] Émile Perrin, qui était alors directeur de l'Opéra-Comique, avait étudié la peinture dans les ateliers de Gros et de Delaroche; il avait également écrit des articles de critique artistique. Il devint par la suite directeur de l'Opéra, puis, en 1870, administrateur général du Théâtre-français.

Le comte de Morny avait donné le 22 janvier 1852 sa démission de ministre de l'intérieur; il ne fut nommé qu'en 1854 président du Corps législatif.

Delangle venait d'être nommé procureur général à la Cour de cassation, en remplacement de Dupin.

Romieu, homme de lettres et administrateur. Il était alors directeur général des beaux-arts.

Jules-Henri Vernoy de Saint-Georges (1801-1875), auteur dramatique, un des plus féconds librettistes de cette époque.

Boilay, publiciste et administrateur; c'était un protégé de M. Thiers; il fut rédacteur au Constitutionnel.

[47] Hippolyte Lecomte, peintre, né en 1781, mort en 1855. Il devint le beau-frère d'Horace Vernet et, grâce à lui, fut chargé de nombres commandes.

[48] Mocquart, homme politique et littérateur. Il était alors secrétaire intime et chef du cabinet de l'Empereur.

[49] Mustapha était un des modèles favoris de Géricault.

[50] Les entrevues étaient devenues aigres-douces entre Eugène Delacroix et M. Thiers. On conçoit en effet par quels côtés le tempérament de l'homme politique devait déplaire à l'artiste. Quant au fameux article écrit par M. Thiers publiciste, lors des débuts de Delacroix, et que l'on a traité de prophétique, Th. Silvestre fait observer assez justement qu'il st qu'une «paraphrase prudhommesque de l'opinion du baron Gérard, **de l'aveu de M. Thiers lui-même, qui dit à la fin de son article: L'opinion que j'exprime ici est celle d'un des grands maîtres de l'école.» Th. Silvestre ajoute que M. Thiers loue dans la même page Drolling, Dubufe, Destouches et Delacroix.