—Il faut, de toute nécessité, que la demi-teinte, dans le tableau, c'est-à-dire que tous les tons en général soient outrés. Il y a à parier que le tableau sera exposé le jour venant obliquement; donc forcément ce qui est vrai sous un seul point de vue, c'est-à-dire le jour venant de face, sera gris et faux, sous tous les autres aspects.—Rubens outré; Titien de même; Véronèse quelquefois gris, parce qu'il cherche trop la vérité.

Rubens peint ses figures et fait le fond ensuite; il le fait alors de manière à les faire valoir: il devait peindre sur des fonds blancs; en effet, la teinte locale doit être transparente, quoique demi-teinte; elle imite, dans le principe, la transparence du sang sous la peau.

Remarquer que toujours, dans ses ébauches, les clairs sont peints et presque achevés sur de simples frottis pour les accessoires.

À la fin de l'Agenda de 1852, se trouvent les notes après:

27 décbre 1852, reçu pour les tableaux de Bordeaux. 700

27 décembre 1852, reçu de Thomas, pour un
Petit Tigre 300

1er février, reçu de Weill, à compte sur mon
marché de 1,500 fr 500

3 mars, reçu de Thomas, à compte sur mon marché
de 2,100 fr 1.000

10 mars, reçu de M. Didier, pour l'Andromède. 600