5 juillet.—Travaillé à l'Arabe qui va seller son cheval[219]. Promenade vers deux heures, en courant après Jenny que je ne trouve pas. Je vais jusqu'à près de Soisy; je remonte vers le Chêne-Prieur, mais ne vais pas jusque-là: pris par l'allée aux Fougères jusque chez Baÿvet. Tourné dans son allée, toujours occupé de ma recherche; puis pris l'allée de Draveil dans le sens des murs des divers parcs, remonté au Chêne-d'Antain par le chemin que nous prenions autrefois en venant de l'enclos de Candas. Je me suis assis en face de ce géant, qui est maintenant entouré de coupes abattues: je m'y suis presque endormi un instant et suis revenu par l'allée tournante de Mainville à Champrosay.

En rentrant, retourné un peu à mon ébauche avec succès (la tête du cheval) et fait un somme jusqu'à cinq heures.

Chez Barbier ensuite. Dîner et soirée fort gais. Mme Franchetti y est venue et a contribué à rendre la réunion aimable. Mme Barbier n'est pas aussi enchantée que Mme Villot de l'esprit de Dumas fils[220]; Barbier dit avec raison que rien n'est plus fatigant que ce jeu d'esprit perpétuel et de mots à propos de tout.

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8 juillet.—Commencé le Paysage de Tanger au bord de la mer[221], la Fontaine mauresque[222], l'Embarquement, la Procession à Tanger pour porter les cadeaux, le Bazar de Mequinez dans le petit livre de croquis[223].

Le bon cousin[224] arrive le soir à onze heures et demie. Je l'installe et le trouve heureux de notre combinaison.

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9 juillet.—Parler à Haro de la lithographie de Leroux[225], d'après le tableau que je lui ai donné[226].

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10 juillet.—Guillemardet dîne avec nous et le neveu de Lamey.