[229] Le Val Notre-Dame, ancienne abbaye, propriété de la famille Fould, située près d Argenteuil.
[230] Chaix-d'Est-Ange (1800-1876), avocat, ancien bâtonnier de l'ordre, qui devint procureur général en 1857, puis sénateur, vice-président du conseil d'État. Grand amateur d'art, il réunit dans ses galeries un certain nombre d'œuvres du plus haut mérite.
[231] Jalabert, peintre, né en 1819, élève de Paul Delaroche.
[232] La suite manque dans le manuscrit.
[233] M. Fould fut nommé, en 1857, membre de l'Académie des Beaux-Arts.
[234] Achille Fould, aujourd'hui député des Hautes-Pyrénées.
[235] Les compositions de Saint-Sulpice étaient en train depuis six années; car le 22 janvier 1850, Delacroix écrivait déjà à son praticien M. Lassalle-Bordes: «J'ai remis de jour en jour à répondre à votre bonne lettre, dont je vous remercie bien, parce que j'étais précisément en travail de me décider sur le sujet de mes peintures à Saint-Sulpice: oui, mon cher ami, j'en suis encore là; cependant je suis à peu près fixé, comme vous allez voir. Voici d'abord ce qui m'est arrivé. La chapelle était celle des fonts baptismaux, les sujets allaient d'eux-mêmes: baptême, péché originel, expiation. Je fais agréer mes sujets par le curé, et je compose mes tableaux. Au bout de trois mois, je reçois une lettre à la campagne, qui m'apprend que la chapelle des fonts baptismaux se trouve sous le porche de l'église, au lieu d'être dans celle que je devais peindre... La juste colère que j'en ai ressentie m'a cassé bras et jambes: j'avais beau faire, je ne pouvais m'occuper que de cela. Enfin, comme il faut que tout finisse, je crois que nous consacrerons définitivement la chapelle aux Saints Anges. J'hésite encore entre plusieurs, quoique je les aie à peu près tous composés. Le plafond sera l'Ange Michel terrassant le démon.» (Corresp., t. II, p. 34.)
[236] Dans une lettre du 24 août 1857, adressée à Constant Dutilleux, il parle de «son rude travail de Saint-Sulpice qu'il poursuivra encore tout le mois suivant». Il ajoute: «Ce travail, tant retardé et interrompu sans cesse, aurait pu être achevé dans cette campagne; mais la clarté douteuse de la fin de l'automne me forcera à lâcher prise, mais avec la résolution d'achever au printemps.» (Corresp., t. II, p. 147.)