6 novembre.—Enterrement du pauvre Delaroche[253]. Je suis resté une heure à la porte de l'église par une gelée intense, et j'ai dû enfin me sauver avant la fin, tant le froid m'avait pénétré.
Le matin, enterrement aussi triste: celui de Tattet; j'ai revu ce salon où nous avons passe des moments gais et agréables chez la bonne Marlière.
Dumas fils et Penguilly[254] me parlaient des effets de la digestion dans plusieurs cas: un nommé Rougé, athlète de son métier, ne mangeait rien avant de lutter: il avait alors toute sa force. Penguilly nous disait que l'étape du matin était excellente et se faisait gaiement, quand les soldats sont en marche. Le matin, ils partent à jeun. Après le déjeuner, elle se fait péniblement.
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10 novembre.—Dîner du lundi. Panseron nous dit qu'après un travail de onze mois très assidu, il demandait à Auber un congé[255], se fondant sur cette assiduité pendant tout ce temps. Auber lui dit: «Monsieur, quand on a beaucoup travaillé pendant onze mois, il faut encore travailler pendant le douzième pour ne pas se rouiller et se tenir en haleine.»
Le soir, vu About[256] chez Mme Cavé.
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15 novembre.—Dîné chez Perrier avec Halévy, Auber, Clapisson[257] très aimable et très prévenant.