[264] Voir, sur la famille Bornot, t. I, p. 403, en note.
[265] Félix Barthe (1795-1863), magistrat, qui fut ministre de l'instruction publique et de la justice sous la monarchie de Juillet et sénateur sous l'Empire.
1er décembre.—Boulangé, venu le matin, me donne la manière de fixer la détrempe pour repeindre à l'huile, ayant le ton frais de dessous:
Peindre la détrempe avec de la colle coupée: 6 parties d'eau, une partie de colle. Passer ensuite de l'amidon bien passé et bien battu; passer lentement avec une brosse large. Pour peindre à la détrempe une toile à l'huile et par conséquent pour retoucher un tableau à l'huile, mêler à la détrempe de la bière qu'on rend plus forte en la faisant recuire.
Le vernis Sœhnée bon pour vernir la détrempe.
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7 décembre.—Se rappeler le magnifique sujet mentionné ailleurs, de Noé sacrifiant, avec sa famille, aptes le déluge;... les animaux se répandent sur la terre;... les oiseaux dans les airs, les monstres condamnés par la sagesse divine gisant à moitié enfouis dans la vase. Les branches des arbres distillent encore les eaux et se redressent vers le ciel.
Ce jour, posé une heure et demie chez Mme Herbelin[266]: Mme Villot y était. Je vais, en sortant de là, voir M. Mesnard, au Luxembourg. M. Mesnard me dit qu'il croit que le travail que l'œil et le cerveau font sur la couleur, contribue beaucoup à la fatigue que cause la peinture: le fait est qu'il me faut une disposition de santé complètement bonne pour travailler à la peinture. Pour écrire, ce n'est pas aussi nécessaire: les idées peuvent me venir, quand je suis souffrant et que je tiens la plume. À mon chevalet et le pinceau à la main, ce n'est pas de même.
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