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25 mai.—Au conseil.—Auparavant, j'ai été avec Jenny voir des seaux à rafraîchir le vin de Champagne.
Les collègues, comme les autres, remarquent mon Salon[30], et me parlent des compliments qu'ils en entendent faire.
Je reste après la séance, par un beau soleil, à lire les journaux.
Je vais chez Gervais le remercier des couleurs qu'il m'a apportées hier, et je rentre, mourant de faim. Je voulais, avant dîner, aller voir la bonne Alberthe: je remets cela.
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26 mai.—Dîné chez Mme Villot; j'y ai trouvé Mme Herbelin, Rodakowski[31], Ferré et Nieuwerkerke. Nouvelle sortie contre les fleurs qui jonchent la table.
Le soir, à neuf heures, Nieuwerkerke me mène chez le prince Napoléon, pour le premier jour de ses soirées... Quelle foule! Quels visages! Le républicain Barye, le républicain Rousseau, le républicain Français, le royaliste Un Tel, l'orléaniste Celui-ci; tout cela se pressant et se coudoyant. Il y avait des femmes charmantes, Mme Barbier entre autres, infiniment à son avantage.
Je suis sorti tard, et ai été prendre une glace au café de Foy: celles du prince étaient détestables.