[110] François-Joseph Heim (1787-1865), peintre, élève de Vincent, obtint le prix de Rome en 1807. Parmi ses œuvres les plus importantes, on peut citer le Martyre de saint Cyr et de sainte Juliette, qu'on peut voir dans une des chapelles de l'église Saint-Gervais, et Charles X distribuant des récompenses aux artistes à la fin de l'Exposition de 1824, tableau où figure notamment Delacroix et qui se trouve aujourd'hui au Louvre.

[111] La défaite des Cimbres et des Teutons, exposé en 1853.

[112] Charles Séchan(1802-1874), peintre décorateur, élève de Cicéri, s'est fait une place à part pour le goût qu'il apporta dans l'art décoratif. Le talent qu'il montra en brossant des décors pour les grands théâtres de Paris et de l'étranger le firent distinguer, et en 1849 il fut chargé de restaurer la galerie d'Apollon, au Louvre; plus tard, on lui confia les peintures architecturales de Saint-Eustache. En 1852, au retour d'un voyage à Constantinople, où il entreprit les décorations intérieures des palais et des kiosques du Sultan, il se rendit à Baden, où il exécuta les travaux décoratifs du Casino. Il a publié un volume de Souvenirs.

[113] Il ne faut pas oublier qu'à cette époque le nom de Richard Wagner était complètement inconnu en France. Nous sommes en 1855, c'est-à-dire huit années avant la légendaire tentative de Tannhäuser, au grand Opéra de Paris. Le nom alors obscur du poète-musicien n'avait pu être révélé à Eugène Delacroix que par une étrangère russe ou berlinoise.

[114] Delacroix fait allusion ici aux tentatives politiques et sociales de R. Wagner. Celui-ci avait participé au mouvement révolutionnaire de l'Allemagne qui avait suivi le mouvement de 1848 en France. Il avait dû quitter son pays et s'exiler en Suisse. De cette époque date la série de ses grandes productions poétiques et musicales. Mais bien que désormais il ne dût prendre aucune part active à la propagande des idées socialistes, il leur demeura toujours très fidèlement et très fermement attaché, au point que ses écrits théoriques s'en trouvent souvent influencés.

[115] François-Xavier Winterhalter (1808-1873), peintre allemand, qui pendant tout le règne de Louis-Philippe et pendant les premières années du second Empire a joui d'une grande vogue. Il fit les portraits de la plupart des membres de la famille royale, reproduits et popularisés d'ailleurs par la gravure. On connaît aussi le portrait en médaillon de l'impératrice Eugénie exposé en 1861, celui de la reine Victoria, etc.

[116] Delacroix note ici une observation que seuls ont pu faire ceux qui ont voyagé en Allemagne. Déjà avant d'y être allé, il rapporte dans son journal un fragment de conversation avec A. de Musset, dans lequel il observe que les Français ne sont d'instinct ni musiciens ni peintres. Il faut avoir visité les villes d'Allemagne, non pas seulement les capitales, comme Leipzig, Dresde, Berlin, mais même les villes de second ou de troisième ordre, pour se rendre compte du rôle que joue la musique dans l'éducation nationale.

[117] Auguste Delacroix (1812-1868), peintre, qui se consacra presque exclusivement à l'aquarelle, et obtint de brillants succès dans ce genre alors peu recherché.

Aucun lien de parenté ne le rattachait à Eugène Delacroix, et celui-ci s'irritait de cette similitude de nom, qui pouvait créer une confusion dans l'esprit du public.

[118] Voir Catalogue Robaut, nos 1399 à 1402 et 1912.