Grec à cheval 1,200 fr.
Cavalier grec et turc(Tedesco)[193] 1,600 "
Clorinde[194] 2,000 "
Les Lions en petit[195] 2,000 "
Petit Marocain à cheval (Barye) 300 "
Hamlet et Polonius[196] 1,000 "
Vendu il y a un mois le Marino Faliero[197] 12,000 "
Il me reste à faire:
L'Ovide de M. Fould[198] 6,000 "
Le tableau de M. Demidoff 3,000 "
L'Empereur du Maroc[199] 2,500 "
L'Herminie[200] 2,000 "

Beugniet en veut un petit; Détrimont aussi.

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16 avril.—Il faut retourner chez Mme d'Haussonville.

Du besoin de raffinement dans les temps de décadence (même sujet qu'au 9 avril précédent). Les plus grands esprits ne peuvent s'y soustraire: on croit trouver un genre nouveau en mettant des détails là où les anciens n'en mettaient pas. Les Anglais, les Germaniques nous ont toujours poussés dans cette route. Shakespeare est très raffiné. En peignant avec une grande profondeur de sentiment que les anciens négligeaient ou ne connaissaient même pas, il découvrit tout un petit monde de sentiments qui sont chez tous les hommes de tous les temps à l'état confus et qui ne semblent pas destinés à arriver à la lumière, ou à être analysés, avant qu'un génie particulièrement doué ait porté le flambeau dans les coins secrets de notre âme. Il semble qu'il faut à l'écrivain une érudition prodigieuse; mais on sait combien il est facile de prendre le change à ce sujet, et ce qu'il y a de réel sous cette apparence de science universelle.

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22 avril.—Rossini est venu dans la journée.

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23 avril.—Chez Rossini, à neuf heures et demie. Musique. Vivier[201], Bottesini[202], et une dame qui a joué des morceaux de Rameau pour piano.