[37] Comme les Quichés honoraient les chefs des familles nobles, tels que Balam-Quitzé, Balam-Agab, Mahucutah et Iqi-Balam. C'est-à-dire: Tigre au doux sourire, Tigre de la nuit, Nom signalé, Tigre de la lune.
[38] «Qu'on aille mettre la tête de Hun-hun-Ahpu dans l'arbre qui est au milieu du chemin, ajoutèrent Hun-Camé et Vukub-Camé. Au moment où on alla placer la tête au milieu de l'arbre, cet arbre se couvrit aussitôt de fruits...... Grand dans leur pensée devint le caractère de cet arbre, à cause de ce qui s'était accompli si subitement, quand on avait mis la tête de Hun-hun-Ahpu entre ses branches. Alors ceux du Xibalba se parlèrent entre eux: Qu'il n'y ait personne qui (soit assez hardi) pour s'asseoir au pied de l'arbre, dirent tous ceux de Xibalba, s'interdisant mutuellement et se défendant (d'en approcher).» Le Popol-Vuh, part. II, chap. ii, trad. de M. l'abbé Brasseur de Bourbourg.
[39] On retrouvait encore des institutions phalliques chez les Natchez au commencement du xviiie siècle (Charlevoix). Les Toltèques, dans leur retour vers le nord, fondèrent de grandes cités dans les vallées arrosées par le Rio-Gila. Au temps de la conquête, il existait encore sur les rivages du golfe de Californie une monarchie puissante, dont la capitale (Colhuacan) était populeuse et florissante. Les institutions phalliques y étaient en honneur de temps immémorial. (Hist. apol. de las Ind. occid., t. I, cap. LIII et liv, manuscrit cité par M. l'abbé Brasseur de Bourbourg.—Relation de Castañeda, coll. Ternaux, deuxième partie, chap. i, p. 150.)
[40] Troisième assise, commençant par le bas, deuxième pierre, côté gauche.
[41] Quatrième assise, commençant par le haut, côté droit.
[42] P. cxxi.
[43] L'ancien, l'aïeul.
[44] Chap. iii, quatrième partie.
[45] Depuis que les édifices de Palenqué sont sortis de l'oubli, s'ils n'ont plus à craindre le vandalisme des fanatiques, ils subissent la destruction méthodique des amateurs. La plupart des voyageurs curieux en arrachent des fragments pour enrichir leurs collections. Une des parties du bas-relief de la croix a ainsi été enlevée, l'autre, descellée de sa place, est restée au milieu des broussailles, où M. Charnay a pu la photographier. Mais tel est encore l'état de barbarie de notre temps, qui cependant prétend être civilisé, que pendant nos discussions sur tel monument dont l'existence importe à l'histoire du monde entier, quelque obscur voyageur enlève ou détruit pour toujours l'objet de ces discussions: et cela n'a pas lieu qu'à Palenqué!
[46] Ces linteaux s'étant brisés, on a ajouté, à une époque récente, deux pieds-droits en maçonnerie pour rétrécir l'entrée.