[57] Au signe Ome-Tochtli, II. Lapin.
[58] «Or, le calme était aussi aux cœurs des sacrificateurs qui habitaient sur la montagne: ainsi donc, Balam-Quitzé, Balam-Agab, Mahucutah et Iqi-Balam (les chefs des Quichés avant l'établissement de ceux-ci dans les États de Chiapas et de Guatémala) ayant tenu un grand conseil, firent des fortifications au bord de leur ville, environnant les contours de leur ville de palissades et de troncs d'arbres.» (Le Popol-Vuh, IVe partie, chap. iii.) «En Izmachi est donc le nom du lieu de leur ville, où ils demeurèrent enfin et s'y établirent définitivement: là donc ils mirent en œuvre leur puissance, ayant commencé à bâtir leurs maisons de pierre et de chaux sous la quatrième génération des rois.» (Chap. vii.) Dans l'origine de la race quichée, il est parlé d'une première création d'hommes de bois, antérieurement à un cataclysme qui les fit tous périr. Les quatre cents jeunes gens qui apparaissent parmi les premiers de l'émigration quichée au Mexique sont présentés dans le Livre sacré (chap. vii, 1re partie) cheminant, «après avoir coupé un grand arbre pour servir de poutre mère à leur maison.» Zipacua, le chef, le roi des indigènes, parmi lesquels s'établissent les quatre cents jeunes gens (le nombre quatre ou quatre cents désigne, dans les traditions quichées, un grand nombre, une nation, une réunion de tribus) charge lui seul l'arbre sur ses épaules et le porte devant la maison des jeunes gens.—«Or ça, reprirent ceux-ci, nous vous reprendrons encore une fois demain pour signaler un autre arbre pour pilier de notre maison.»
[59] Tepeu et Oliman, que le manuscrit Cakchiquel indique devoir se trouver vers la zone qui sépare le Peten de l'Yucatan (Voir le chap. ix de la IIIe partie du Livre sacré et les notes).
[60] Le Livre sacré, chap. ii, IVe partie.
[61] Ibid., cockchap. vii.
[62] Baillière et fils, 1861.
[63] Le P. Antonio de Remesal raconte qu'on retrouvait dans la vallée les traces de dix langages différents.
[64] Voyez l'épreuve parfaitement réussie de l'album. Planche XXVIII.
[65] Voir l'album, Cités et ruines américaines, pl. I à XVII.
[66] Le pays de Yucatan, abordé pour la première fois par Cordova en 1517, puis exploré par Griyalva, ne tarda pas à être conquis par don Francisco de Montejo, qui rassembla à ses frais une petite armée de 1,500 hommes, dès 1527, pour soumettre ce vaste territoire. La civilisation maya qui régnait au Yucatan était fort différente de celle des Aztèques vaincus par Cortez. C'était sans doute à cette civilisation, mais dans un âge que la science ne saurait indiquer, que l'on devait plusieurs des magnifiques monuments qui excitent aujourd'hui si vivement notre curiosité.