[Note 147: ][ (retour) ] À l'est, voy. fig. 9.

[Note 148: ][ (retour) ] Au sud, voy. fig. 9. On appelait lices une muraille extérieure ou une palissade de bois que l'on établissait en dehors des murailles et qui formait une sorte de chemin couvert: presque toujours un fossé peu profond protégeait les lices, et quelquefois un second fossé se trouvait entre elles et les murs. Par extension on donna le nom de lices aux espaces compris entre les palissades et les murs de la place, et aux enceintes extérieures même lorsqu'elles furent plus tard construites en maçonnerie et flanquées de tours. On appelait encore lices les palissades dont on entourait les camps: «Liciæ, castrorum aut urbium repagula.» Epist. anonymi de capta urbe CP. Ann. 1204, apud Marten., t. I Anecd., col. 786: «Exercitum nostrum grossis palis circumcinximus et liciis.» Will. Guiart ms.:

... Là tendent les tentes faitices,

Puis environnent l'ost de lices.

Le Roman de Garin:


Devant les lices commencent li hustins.

Guill. archiep. Tyr. continuata Hist. gallico idiomate, t. V. Ampliss. Collect. Marten., col. 620: «Car quant li chrestiens vindrent devant Alixandre, le baillif les fist herbergier, et faire bones lices entor eux,» etc. (Du Cange, Gloss.)

[Note 149: ][ (retour) ] À l'angle sud-ouest, voy. fig. 9.

[Note 150: ][ (retour) ] Quelque ouvrage avancé de la fortification des Visigoths probablement.

[Note 151: ][ (retour) ] «Bretachiæ, castella lignea, quibus castra et oppida muniebantur, gallice bretesques, breteques, breteches.» (Du Cange, Gloss.)

La ville fit mult richement garnir,

Les fossés fere, et les murs enforcir,

Les bretesches drecier et esbaudir. (Le Roman de Garin.)


-As breteches monterent, et au mur quernelé...

-Les breteches garnir, et les pertus garder.

-Entour ont bretesches levées,

Bien planchiées et quernelés. (Le Roman de Vacces )

...(Voy. BRETÈCHE.) Les bretèches étaient souvent entendues comme hourds (Voy. ce mot). Les bretèches dont parle le sénéchal Guillaume des Ormes dans son rapport adressé à la reine Blanche, étaient des ouvrages provisoires que l'on élevait derrière les palis pour battre les assaillants lorsqu'ils avaient pu faire brèche. Nous avons exprimé (figure 10) l'action dont parle le sénéchal de Carcassonne.

[Note 152: ][ (retour) ] Archières, fentes étroites et longues pratiquées dans les maçonneries des tours et courtines, ou dans les hourds et palissades pour envoyer des flèches ou carreaux aux assaillants (voy. MEURTRIÈRE).

[Note 153: ][ (retour) ] Au nord, voy. fig. 9.

[Note 154: ][ (retour) ] Ce passage, ainsi que tous ceux qui précèdent, décrivant les mines des assiégeants, prouve clairement qu'alors la cité de Carcassonne était munie d'une double enceinte: en effet, les assiégeants passent ici dessous la première enceinte pour miner le rempart intérieur.

[Note 155: ][ (retour) ] Ainsi, lorsque les assiégés avaient connaissance du travail du mineur, ils élevaient des palissades au-dessus et au-dessous de l'issue présumée de la galerie, afin de prendre les assaillants entre des clôtures qu'ils étaient obligés de forcer pour aller plus en avant.

[Note 156: ][ (retour) ] La principale barbacane, celle située du côté de l'Aude à l'ouest, voy. fig. 9.