[Note 34: ][ (retour) ] Il avait de l'or à boisseaux.
[Note 35: ][ (retour) ] Marquis, seigneurs chargés de la défense des marches ou frontières.
[Note 36: ][ (retour) ] Le château inférieur fut presque entièrement reconstruit au XVe siècle; cependant de nombreux fragments de constructions antérieures à cette époque existent encore, entre autres une poterne du commencement du XIIIe siècle et des caves qui paraissent fort anciennes.
[Note 37: ][ (retour) ] Hist. du château Gaillard et du siége qu'il soutint contre Philippe-Auguste, en 1203 et 1204, par A. Deville. Rouen, 1849.
[Note 38: ][ (retour) ] Les parties intérieures de cet ouvrage existent encore:
«Endroit la vile d'Andeli,
Droit en mi Sainne, a une ilete,
Qui comme un cerne ost réondete;
Et est de chascune partie
Sainne parfonde et espartie.
Cele ilete, qui s'en eléve,
Est si haute au-dessus de l'éve (l'eau),
Que Sainne par nule cretine (crue)
N'a povoir d'i faire ataïne.
Ne jusqu'au plain desus reclorre,
Li Roy Richart l'ot faite clorre,
A cui ele estoit toute quite,
De forz murs à la circuite,
Bien crenelez d'euvre nouvele.
En mi ot une tour trop bele;
Le baille (l'enceinte extérieure) et le maisonnement,
Fu atournez si richement
Aus pierres metre et asséoir,
Que c'iert un déduit du veoir.
Pont i ot qui la rabeli,
Pour passer Sainne à Andeli
Qui là endroit est grant et fiére.
(Guill. Guiart, Branche des roy. Lignages, vers 3162 et suiv.)
«Au desus et travers de Sainne,
Estoïent en cete semainne
Ordenéement, comme **aliz**,
Entroit Gaillart trois granz paliz
A touchant l'une et l'autre rive.
N'i furent pas mis par oidive,
Mes pour faire aus nés destourbance
Que l'en amenast devers France.
Jamais nule nef ne fut outre
Qui ne féist les piex descoutre;
Dont là ot plainnes maintes barges.»
(Guill. Guiart, Branche des roy. lignages, vers 3299 et suiv.)
[Note 40: ][ (retour) ] Ces quatre tours sont dérasées aujourd'hui; on n'en distingue plus que le plan et quelques portions encore debout.
[Note 41: ][ (retour) ] Les traces des défenses de ce chemin de ronde sont à peine visibles aujourd'hui. Nous avons eu le soin de n'indiquer que par un trait les ouvrages complétement dérasés.
[Note 42: ][ (retour) ] «Ecce quam puichra filia unius anni!» (Bromton, Hist. angl. scriptores antiqui. col. 1276.)--Hist. du chât. Gaillard, par A. Deville. C'était, comme le dit Guillaume Guiart,
«Un des plus biaus chastiaus du monde
Et des plus forz, si com je cuide,
Au deviser mist grant estuide (Richard)
Tuit cil qui le voïent le loent.
Trois paires de forz murs le cloent,
Et sont environ adossez
De trois paires de granz fossez
Là faiz on le plain de sayve,
Acisel, en roche nayve,
Ainz que li liens fu entaillez,
En fu maint biau deniers bailliez.
Ne croi, ne n'ai oï retraire,
Que nus homs féist fossez faire
En une espace si petite
Comme est la place desus dite,
Puis le tens au sage Mellin (l'enchanteur Merlin);
Qui coustassent tant estellin.»
(Guill. Guiart, vers 3202 et suiv.)
Nous verrons tout à l'heure comment cette agglomération de défenses sur un petit espace fut précisément la cause, en grande partie, de la prise du château Gaillard.
[Note 43: ][ (retour) ] Jean de Marmoutier, moine chroniqueur du XIIe siècle, raconte que Geoffroy Plantagenet, grand-père de Richard Coeur de Lion, assiégeant un certain château fort, étudiait le traité de Végèce.