[Note 237: ][ (retour) ] Chron. de du Guesclin, vers 4145 et suiv.

[Note 238: ][ (retour) ] Chron. de Froissart, liv, 1er, part. 2e, chap. CLXV.

[Note 239: ][ (retour) ] La narration du trouvère Cuvelier paraît plus explicite en ce qui regarde l'armée de du Guesclin que celle de Froissart. En effet, du Guesclin, en partant de Rouen pour aller à la rencontre du captal, sur la route d'Évreux, devait passer à Pont-de-l'Arche, à Vernon, mais ne dut pas pousser jusqu'à Pacy, puisqu'il arrête sa troupe à Cocherel et traverse l'Eure sur ce point.

[Note 240: ][ (retour) ]

«Et cil ont respondu (les barons): «Cilz consulz si est bons

Tout ainsi sera fait et trestous l'ottrions.

Dont on fait assavoir à chascun ses façons;

Tout ainsi c'on aprent us enfans lor leçons,

Ainsi fu à chascun faite division.»

Ce passage est curieux: il fallait un capitaine de la trempe de du Guesclin pour pouvoir ainsi imposer un ordre donné avec netteté à une armée composée en grande partie de seigneurs plus disposés à suivre leur fantaisie que les commandements d'un chef.

[Note 241: ][ (retour) ] Froissart raconte un peu différemment l'issue de la bataille de Cocherel. Il parle bien du mouvement tournant, mais il prétend que, pendant la mêlée, le captal fut enlevé par une troupe de Gascons de l'armée française, qui s'étaient conjurés à cet effet. Cela est un peu romanesque, mais Froissart recueille volontiers les renseignements qui peuvent être favorables aux Anglais. Cette manière de conspiration, qui décide du gain de la journée, laisse d'ailleurs au captal de Buch son rôle de grand capitaine. Il est d'abord entraîné, au dire de Froissart, à attaquer les Français par l'ardeur de ses officiers qui n'écoutent pas ses conseils de prudence, puis il est enlevé pendant l'action, ce qui lui ôte, pour ainsi dire, toute la responsabilité de la défaite de Cocherel.

[Note 242: ][ (retour) ] Dès 1340, des bouches à feu de position étaient montées autour des places fortes. «...S'en vinrent (les Français) devant le Quesnoy, et approchèrent la ville jusques aux barrières, et firent semblant de l'assaillir; mais elle étoit bien pourvue de bonnes gens d'armes et de grand'artillerie qu'ils y eussent perdu leur peine. Toutes voies, ils escarmouchèrent un petit devant les barrières, mais on les fit retraire; car ceux du Quesnoy descliquèrent canons et bombardes qui jetoient grands carreaux...» (Froissart, liv. I, part. 1re, chap. CXI.)

[Note 243: ][ (retour) ] Livre II, chap. XXIX.

[Note 244: ][ (retour) ] Froissart, liv. II, chap. XXXV.

[Note 245: ][ (retour) ] Voyez l'édition de ce curieux ouvrage, publiée pour la première fois à Turin, en 1841: Trattato di archit. civile e militare di Franc. di Giorg. Martini... pubb. per cura del cavaliere Cesare Saluzzo, etc. 2 vol. de texte; atlas.

[Note 246: ][ (retour) ] Il faut remarquer que du Guesclin ne paraît pas s'être servi de bouches à feu, soit pour la défense, soit pour l'attaque des places. Il semblerait que ces engins imparfaits ne lui inspiraient aucune confiance.