[Note 323: ][ (retour) ] Macchab. lib. II, cap. III, 25.

[Note 324: ][ (retour) ] Voyez SCULPTURE, STATUAIRE.

[Note 325: ][ (retour) ] Voyez Guillaume Durand, Rationale divin. offic. Prooemium, p. 2.

[Note 326: ][ (retour) ] Le nycticorax des bestiaires latins; le nicorace du bestiaire de Guillaume, le trouvère normand.

[Note 327: ][ (retour) ] Psaume CI.

[Note 328: ][ (retour) ] Voyez les Mélanges archéol. des RR. PP. Martin et Cabier (t. II, p. 106); aussi le Bestiaire divin de Guillaume, clerc de Normandie, publié par M. C. Hippeau (Caen, 1852); l'ouvrage du célèbre Hugues de Saint-Victor, Institutiones monasticæ, de bestiis et aliis rebus. Hugues de Saint-Victor explique les raisons qui, selon lui, devaient faire adopter ces représentations dans les églises: «Quod doctoribus innuit scriptura, hoc simplicibus pictura. Sicut enim sapiens delectatur subtilitate scripturæ, sic simplicium anima delectatur simplicitate picturæ.» (Tome II, p. 394.)

[Note 329: ][ (retour) ] Histoire des religions, t. III, p. 429.

[Note 330: ][ (retour) ] Voyez la Notice sur la vie et les ouvrages de Richard de Fournival, insérée dans le tome II de la première série du recueil de l'École des chartes, p. 32, par M. P. Pâris; et le Bestiaire d'amour par Richard de Fournival, suivi de la réponse de la Dame, d'après le manuscrit de la Bibl. impér. (Hippeau, 1860, A. Aubry, édit.).

SYMÉTRIE, s. f. Mot grec (summetria) francisé, et dont on a changé quelque peu la signification depuis le XVIe siècle. Symétrie, ou plutôt symmétrie, pour adopter l'orthographe des auteurs des XVe et XVIe siècles, qui était la bonne, signifiait: justes rapports entre les mesures, harmonie, pondération, rapports modérés, calculés en vue d'un résultat satisfaisant pour l'esprit ou pour les yeux. Le mot symétrie ayant été appliqué à l'architecture, on ne s'explique pas pourquoi le mot eurhythmie (eurythmia), qui veut dire «bon rhythme» ou «beau rhythme», ne l'a pas été aussi, car il vaut mieux que le mot latin proportio, ou plutôt proportione, qui est vague et n'a point une signification en rapport avec l'art de l'architecture. Nous n'avons point ici à discuter sur la valeur des mots. Ceux-ci cependant, à l'origine, exprimaient un ordre d'idées définies; cet ordre a été modifié profondément, il est donc utile de se rendre un compte exact de l'idée qu'on attachait au mot primitif symétrie, pour reconnaître le sens dévié qu'on lui prête aujourd'hui. Si l'idée n'est plus en rapport avec le mot, il s'ensuit évidemment, ou que l'idée est fausse, ou que le mot est impropre. Symétrie veut dire aujourd'hui, dans le langage des architectes, non pas une pondération, un rapport harmonieux des parties d'un tout, mais une similitude de parties opposées, la reproduction exacte, à la gauche d'un axe, de ce qui est à droite. Il faut rendre cette justice aux Grecs, auteurs du mot symétrie, qu'ils ne lui ont jamais prêté un sens aussi plat. Voici la définition de Vitruve [331]: «Quant à la symétrie, c'est un accord convenable des membres, des ouvrages entre eux, et des parties séparées, le rapport de chacune des parties avec l'ensemble, ainsi que dans le corps humain, où il existe une harmonie entre le bras (la coudée), le pied, la palme, le doigt et les autres parties du corps. Il en est ainsi dans les ouvrages parfaits, et en premier lieu dans les édifices sacrés (dont l'harmonie est déduite) du diamètre des colonnes ou du triglyphe. De même, le trou que les Grecs appellent péitréton fait connaître la dimension de la baliste (à laquelle il appartient) [332]; de même encore, l'intervalle entre deux chevilles (des avirons) d'un navire, intervalle qui est appelé dipécaiké (permet de connaître la dimension de ce navire). Ainsi en est-il de tous les ouvrages dont le système symétrique est donné par les membres.»

Il est clair que Vitruve donne ici au mot symétrie le sens grec [333], qui n'entend point celui que nous lui prêtons. Aussi Perrault, qui n'entend point que Vitruve ait omis de s'occuper de la symétrie telle qu'on la comprenait de son temps, traduit symmetria par proportion, et fait une note pour expliquer comme quoi les proportions et la symétrie sont des propriétés distinctes, et que Vitruve omet de s'occuper de la seconde. Ainsi, d'après Perrault, c'est Vitruve qui a tort d'employer ici le mot symétrie, et le traducteur français apprend à l'auteur latin, écrivant d'après les méthodes grecques, ce que c'est que la symétrie. Pour exprimer ce que nous entendons par symétrie (un décalque retourné, une contrepartie), il n'était pas besoin de faire un mot. C'est là une opération tellement banale et insignifiante, que les Grecs n'ont pas même eu l'idée de la définir. Pour eux, la symétrie est une tout autre affaire. C'est une harmonie de mesures, et non une similitude ou une répétition de parties. Mais Vitruve ne parle pas que de la symétrie, il définit aussi l'eurhythmie comme une qualité nécessaire à l'art de l'architecture: «L'eurhythmie, dit-il, est l'apparence agréable, l'heureux aspect des divers membres dans l'ensemble de la composition; ce qui s'obtient en établissant des rapports convenables entre la hauteur et la largeur, la largeur et la longueur, afin que la masse réponde à une donnée de symétrie [334]Eurhythmie signifiant beau rhythme, rhythme convenable; symétrie, rapports de mesure, et l'eurhythmie étant partie essentielle de la symétrie, il s'ensuivait que la symétrie, pour les Grecs, était une relation de mesures établies d'après un rhythme adopté. De même, en poésie et en musique, y a-t-il le rhythme et la mesure. La prose peut être rhythmée sans être métrique; des vers peuvent être métriques sans être rhythmés; mais la poésie comme la musique possèdent à la fois le rhythme et la mesure. Les Grecs, qui avaient fait une si complète étude de l'apparence du corps humain, le considéraient comme possédant par excellence ces deux qualités qui se fondent dans l'unité harmonique, l'eurhythmie et la symétrie. C'est pourquoi Vitruve donne comme type du système symétrique le corps humain; dont toutes les parties sont dans un rapport harmonique parfait, pour nous humains, et constituent un tout auquel on ne saurait rien changer.