—On le dit; mais pardon, vous êtes sans doute venu chez moi, afin de me proposer une affaire?
—Vous l'avez dit, je suis venu chez vous afin de vous proposer une affaire, une excellente affaire.
—Vrai! eh bien, s'il en est ainsi, nous pourrons facilement nous entendre, je saisis avec empressement toutes les occasions de gagner quelques sous qui se présentent à moi; parlez, monsieur, je suis prêt à vous accorder toute l'attention dont je suis capable.
—Vous connaissez madame la marquise de Roselly?
Juste prit sur un des rayons du petit bureau de bois noir devant lequel il était assis, un assez gros registre couvert de parchemin, et dont tous les feuillets étaient noircis de bizarres hiéroglyphes, classés par ordre alphabétiques, il l'ouvrit à la lettre R.
—Je ne connais pas la dame dont vous venez de me parler, dit-il, après avoir parcouru plusieurs feuillets.
—C'est singulier, vous lui avez cependant acheté une assez grande quantité de pierreries, celles du comte Colorédo.
Juste regarda Roman, il voulait lire dans ses yeux le but des questions qu'il lui adressait, le visage de Roman était impassible.
—Je ne connais pas cette dame, répéta-t-il.
—Connaissez-vous alors M. le marquis de Pourrières?