—S'il est riche! on roule chez lui sur l'or et sur l'argent.

—Ah! ah!

—Croyez-moi, suivez le conseil que je vous donne, vous vous en trouverez bien. Si, par hasard, vous n'étiez pas content de lui, vous pourrez faire plus tard ce que vous voulez faire aujourd'hui.

—Qui me dit que si je vous laisse aller, il me sera possible de vous retrouver plus tard, vous pouvez quitter le service de votre maître, la France même.

Cette objection, à laquelle cependant il devait s'attendre, embarrassa quelque peu le cocher, il ne trouva plus que des prières dans son imagination.

—Ne me perdez pas, dit-il à Beppo, je suis certain, vous dis-je, que vous n'aurez pas à vous plaindre de la générosité de mon maître; voyons, laissez-moi aller, et je vais vous remettre les cinq cents francs que j'ai reçus.

—Ecoutez, répondit Beppo, je vous laisserai la liberté et de plus votre argent si vous me promettez de répondre avec sincérité aux questions que je vais vous adresser.

Le cocher, on l'a déjà deviné, fit toutes les promesses qu'exigea Beppo.

—Quel est le nom de votre maître? demanda ce dernier.

—De Pourrières, répondit le cocher, et pour prouver à celui qui l'interrogeait qu'il ne mentait pas, il exhiba son livret.