»Le procureur-général ne peut représenter aucune de ces lettres, parce que les registres et papiers de M. Ranson son prédécesseur, ont été enlevé par sa famille, qui a refusé de les réintégrer au parquet.»

ROSIE.

[5] Il est aujourd'hui établi rue Neuve-de-Seine. C'est à sa porte qu'a été assassinée la belle ecuillère.

[6] Le Tableau suivant, qui offre la récapitulation des arrestations pendant l'année 1817, montre l'importance des opérations de la brigade de sûreté:

D'autre part128
Assassins ou meurtriers15
Voleurs avec attaques ou par violences5
— avec effraction, escalade ou fausses clefs108
Voleurs dans les maisons garnies12
— à la détourne et au bonjour126
— à la tire et filous73
— à la gêne et au flouant17
Recéleurs nantis d'objets volés38
Évadés des fers ou des prisons14
Forçats libérés ayant rompu leur ban43
Faussaires, escrocs, prévenus d'abus de confiance 46
Vagabonds, voleurs renvoyés de Paris229
En vertu de mandats de Son Excellence46
Perquisitions et saisies d'objets volés39
TOTAL811

[7] Lorsqu'il était alloué des millions pour les dépenses de la police, on ne conçoit pas que l'on pût recourir à de si pitoyables ressources. Du 20 juillet au 4 août, les jeux tenus sous l'autorisation de M. Delavau rapportèrent une somme de 4,364 fr. 20 cent. C'était l'argent des ouvriers, des apprentifs, auxquels on inoculait ainsi la plus funeste de toutes les passions. On ne croirait pas qu'un fonctionnaire, qu'un magistrat essentiellement religieux, ait pu se prêter à une mesure d'une telle immoralité: qu'on lise cependant la pièce suivante.

PRÉFECTURE DE POLICE.

Paris, le 13 janvier 1823

«Nous, conseiller d'état, préfet de police, etc.,

»Arrêtons ce qui suit: