«Voyons, mon petit Jules, quéque ça te fait? Quand je te promets qu'il n'en saura rien.
—»Allons, t'es si bonne fille, que je vas te dire tout ce qu'il en est; mais t'es avertie, ne mange pas le morceau, sinon gare à toi, je t'en voudrais à la mort; Hotot est mon ami, entends-tu?
—»Il n'y a pas de risques, et quand on me dit quelque chose (montrant de la main sa poitrine), c'est là.....; c'est mort.
—»Hé bien! je suis allé ce soir aux Champs-Élysées; j'ai vu ton homme avec Félicité, ils ont d'abord disputé: elle disait qu'il t'avait mis dans sa chambre de la rue Saint-Pierre-aux-Bœufs..... Il lui a juré que non, et qu'il n'avait plus de fréquentations avec toi. Tu sens bien que, vis-à-vis d'elle, je n'ai pas pu faire autrement que de dire comme lui. Ils se sont ramijotés (réconciliés); et, d'après des mots de leur conversation, je répondrais bien que la nuit de hier à aujourd'hui, il a couché avec Félicité, place du Palais-Royal.
—»Oh! pour ça, c'est pas vrai, car il a été avec des amis.
—»Avec Caffin, Bicêtre et Linois; Hotot m'a conté ça.
—»Comment donc, il t'a dit ça? il m'avait pourtant bien défendu de t'en parler; voilà comme il est, et puis après, s'il lui arrivait de la peine, il me f........ du tabac (battrait).
—»N'as-tu pas peur? Vas, c'est pas moi qui ferais jamais un trait à un ami; si je suis rousse (mouchard), il me reste encore des sentiments!
—»Je sais bien, mon pauvre Jules, que tu as été forcé d'entrer à la boutique plutôt que de retourner au pré (bagne).
—»C'est tout de même, à la boutique ou non, je suis brave; et si j'avais quelqu'un à faire de la peine, ce ne serait pas à Hotot.