MADAME PERRICHON.—Avec un courage, un sangfroid!… Vous êtes notre sauveur… car sans vous mon mari… mon pauvre ami… (Elle éclate en sanglots.)

ARMAND.—Il n'y a plus de danger… calmez-vous!

MADAME PERRICHON, pleurant toujours.—Non! ça me fait du bien! (A son mari.) Ça t'apprendra à mettre des éperons. (Sanglotant plus fort.) Tu n'aimes pas ta famille.

HENRIETTE, à Armand.—Permettez-moi d'ajouter mes remercîments à ceux de ma mère; je garderai toute ma vie le souvenir de cette journée… toute ma vie!…

ARMAND.—Ah! mademoiselle!

PERRICHON, à part.—A mon tour[4]!… (Haut.) Monsieur Armand!… non, laissez-moi vous appeler Armand!

ARMAND.—Comment donc[5]!

PERRICHON.—Armand… donnez-moi la main… Je ne sais pas faire de phrases, moi… mais tant qu'il battra, vous aurez une place dans le coeur de Perrichon! (Lui serrant la main.) Je ne vous dis que cela!

MADAME PERRICHON.—Merci!… monsieur Armand!

HENRIETTE.—Merci, monsieur Armand!