Bazoteau.--Ah! c'est pour ça?
Le marchand.--Vous pensez bien que ce n'est pas le moyen de faire son beurre; aussi je suis bientôt resté sur le flanc. (Rire.) On ne m'appelait plus que le père Coupe-Trop-Court. (Rire général.)
Bazoteau.--Ça ne me regarde pas, c'est votre femme qui m'a demandé les verres que j'ai mis. Elle trouvait que vous serviez trop largement la pratique.
Le marchand.--Elle est bien avancée, à présent que je ne la sers plus du tout. (Nouveaux rires.)
Pour comble de malheur, Bazoteau est renvoyé de la plainte, et le marchand de galette est condamné aux dépens.
Le père Coupe-Toujours à sa femme.--Chaud! chaud! là, j'espère que vous m'en faites avaler... des brioches... Pour une marchande de galette, madame mon épouse, vous êtes une fameuse galette. (Longue et vive hilarité.)
--En creusant des fondations à Écouis (Eure), on a trouvé un squelette et deux crânes dans un même tombeau. Les archéologues ont prétendu que le squelette était celui de Pierre III de Roucherolles, seigneur d'Écouis; mais comment expliquer les deux crânes? Le sieur P. a découvert une solution; il a mis les deux crânes sur un rayon de sa bibliothèque, et il explique gravement aux curieux «que le petit crâne appartenait à Pierre de Roucherolles encore enfant, tandis que le plus gros était sa tête lorsqu'il fut devenu homme!»
--Un fermier écossais, qui ne savait ni lire ni écrire, et qui avait quelques épargnes, voulut faire donner de l'instruction à son fils, et l'envoya dans un pensionnat d'Édimbourg. Après y avoir passé deux années, le jeune homme revint chez ses parents, et rentra dans la ferme au moment où son père et sa mère se mettaient à table devant un plat de viande et un plat de légumes.
Après les embrassements d'usage, le fermier dit à son fils, tandis que la mère préparait un troisième couvert:--Eh bien! garçon, as-tu bien employé ton temps?--Es-tu devenu savant là-bas?--Oh! que oui, père, répondit l'écolier avec suffisance.--Sais-tu compter, surtout, garçon?--J'étais le plus fort en arithmétique, répondit encore le jeune drôle, et je puis vous donner la preuve que je sais faire des comptes que ne feriez pas vous-même.--Je ne dis pas non... Mais voyons la preuve de ton savoir.--Voilà: Combien croyez-vous avoir de plats sur votre table?--Deux, répondit le père: un plat de mouton, un autre de pommes de terre.--Eh bien! vous vous trompez... Il y a trois plats sur votre table.--Pardi je serais aise d'entendre ton raisonnement à l'appui de ce compte-là.--Rien de plus facile; nous disons: plat de mouton, ça nous fait un; plat de pommes de terre, ça nous fait deux; j'additionne, et je dis: un et deux font trois.--C'est juste, dit le fermier. Pour lors, je vais manger un plat, ta mère mangera le second, et toi tu mangeras le troisième en récompense de ton savoir.
--On lisait dans un journal de 1848: