M. Masfrangeas fit bien: Oh! oh! mais ce n'était pas trop sérieux.

Une bonne salade de chicorée à l'huile de noix vierge, pressée au Frau, avec force chapons à l'ail, termina le repas.

Puis ma mère servit le dessert: de bons petits fromages de Cubjac, des noix, des pommes, puis une tourte aux confitures et un gâteau d'amandes. Ces pâtisseries campagnardes faites par elle étaient réussies à souhait, comme le remarqua M. Masfrangeas.

Cependant, mon oncle avait toujours de nouvelles santés à proposer. Après M. Masfrangeas, ce fut sa dame; puis l'aînée des demoiselles Masfrangeas, puis la seconde, la troisième...

Mais leur père se récriait en riant:

—C'est assez, allons! allons!

—Dans une famille il ne faut pas de préférence, disait mon oncle: la plus jeune n'est pas bâtarde, que diable!

Et M. Masfrangeas vidait son verre en déclarant qu'il ne boirait plus.

—Mange donc, lui dit mon oncle en lui donnant un morceau de la tourte bien coupé en coin.

Puis quand la tourte fut avalée: