Prenant sur tes genoux le plus petit garçon,

Retenant mieux que lui le sens de la parole,

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

D'un jour rempli goûtant le repos plein de charmes,

Que de fois je serrai ta main forte avec larmes !

Et, depuis, le Seigneur a béni nos travaux[1].

[Note 1 : UNE VOIX DANS LA FOULE : à Marc Jaffrain.]

Et le poëte encore dit la troupe d'orphelins, qui au signal du travail a saisi la charrue, la terre fécondée par les sueurs, la pensée marchant dans des sentiers nouveaux, les biens réparateurs répandus par la grâce d'en haut, l'œuvre enfin, complète et bénie,

Dont après vous, mon Dieu, le fondateur c'est lui !

Et, tandis que passaient devant ses yeux, dans une langue harmonieuse, ces quinze ans de travaux, de vive ardeur et de dévoûment, un naïf sourire éclairait le front du vieux soldat ; il se réjouissait de ce bien qu'il avait fait, et que, semblable aux enfants, aux poëtes, aux âmes noblement douées, il avait déjà oublié.