L’on vous verrait trop bien au travers, s’il n’y en avait tant que vous superposez, sachant que votre forme a moins de pouvoir que leur légèreté et leur chaleur.

Vous ne découvrez pas beaucoup plus que vos bras et votre épaule, mais l’on ne sait plus jusqu’où monte la soie de vos deux bas. La vôtre rivalise. Si vous versez une mortelle douceur dans toutes les veines, une à une, votre tête n’est pourtant rien. Qu’une ombre. La gouache d’un éventail.


Vous voulez m’entendre et que je contente votre malice, puisque c’est encore du jeune Raoul que vous me parlez. Je l’ai rencontré tout seul, l’autre jour, chez Mme X…, la joue en feu. Il m’a dit qu’elle l’avait d’abord baisé sur la bouche et qu’il s’était brusquement détourné pour lui tendre la joue, parce qu’elle a de fausses dents et qu’il craignait d’en être mordu.

Si vous souriez, ne croyez pas que je sois tombé dans un piège ni que je te fasse l’honneur d’être jaloux. Je sais que vous savez à présent tout ce que vous vouliez savoir, tant sur la dame que sur l’adolescent.

Vous souriez en outre, parce que vous songez que je ne serais pas plus fort entre vos mains, s’il vous plaisait, que cet innocent. Quand aurez-vous fini de vous trahir ?


Tout le monde a su que vous aimez à faire souffrir.

Savoir si mon tour viendra.

Ronronnez, ronronnez. Le temps que vous allongiez la patte, je serai loin.