«Mon très cher Monsieur et ami, recevez ma plus grande considération de votre ami et très humble serviteur.»

[30.]—C'est seulement depuis la Révolution que s'est généralisé, à Paris, l'usage du corbillard pour le transport des morts à leur dernier asile. Un lexicologue du milieu du siècle dernier définit ainsi le corbillard: «Espèce de char dans lequel les gens d'une certaine condition font voiturer au cimetière les corps de leurs défunts.» Pour les autres enterrements, le cercueil était porté à dos ou à bras d'homme, sur un brancard spécial, comme cela a encore lieu dans la plupart des petites villes et dans les campagnes en général. Armand Gouffé, déjà cité plus haut, a consacré dans un spirituel couplet le souvenir de cette inégalité:

Que j'aime à voir un corbillard!

Ce goût-là vous étonne?

Mais il faut partir tôt ou tard,

Le sort ainsi l'ordonne.

Et, loin de craindre l'avenir,

Moi, dans cette aventure,

Je n'aperçois que le plaisir

De partir en voiture.