L'année d'ensuite, il y avait dans le pays un habile et laborieux tisserand de plus. Et si, d'aventure, il arrivait qu'on lui demandât s'il regrettait d'avoir fini par le travail:
«Plût à Dieu, répondait-il, que j'eusse commencé par là!»
UNE MOUCHE NOIRE
C'était un dimanche d'été, l'après-midi, à la campagne. Il y avait nombreuse société causant sous les marronniers.
Une dame, assise à côté de moi, se levant tout à coup d'un air effrayé:
«Voyez donc, me dit-elle, cette grosse vilaine mouche noire qui ne fait qu'aller et venir autour de moi; elle veut me piquer! Chassez-la, je vous prie.
—Rassurez-vous, Madame, dit un vieux monsieur qui avait regardé l'insecte de près, ce n'est pas à vous qu'en veut la brave petite bête.
—Brave petite bête! répéta la dame, tout étonnée de cette qualification sympathique.
—Eh! oui, fit le vieux monsieur; car j'ai l'honneur de vous présenter, en la personne de cette «vilaine petite mouche noire», une excellente, une laborieuse mère de famille essentiellement occupée de rétablissement d'un de ses enfants. Reculez un peu votre chaise, asseyez-vous et observez. Je crois que vous ne regretterez pas le temps consacré à cette observation.
—Il n'y a rien à craindre, au moins?