Et comme ils entraient, le serpent disparaissait par la fenêtre...

N. B. Il reste à expliquer ce fait historique, d'ailleurs, et la part qu'Atar-Gull eut à cet événement tragique.

Connaissant, comme tous ces nègres, les habitudes des animaux de la contrée, il eut un rayon d'espoir quand il proposa à Théodrick de porter le serpent mort dans la chambre de Jenny.

Il savait que ces animaux s'accouplaient toujours, et que le mâle, rentrant dans son trou et ne trouvant plus sa femelle, la chercherait et suivrait peut-être sa piste.

Aussi eut-il le soin, comme on l'a dit, de prendre la femelle par la queue, à cette fin que la partie saignante, écrasée, traînée par terre, laissât une trace, un fumet, capables de guider le mâle....

Ce qui arriva....

Le mâle, en entrant dans son trou, et ne trouvant pas sa femelle, suivit la piste; arriva au pied de la fenêtre du rez-de-chaussée où le nègre, par un excès d'infernale prévision, avait encore écrasé une partie du corps, grimpa, souleva la jalousie... entra dans la chambre, étrangla Jenny et regagna son antre.

Atar-Gull avait calculé juste, la haine se trompa rarement.


CHAPITRE IV.