Et il sauta sur le bastingage.

—Mon bon Simon—dit Benoît en l'arrêtant par la jambe—jure-moi....

—Sacré mille tonnerres, mille millions, de diables, voulez-vous me lâcher?... sacré....

—Ce n'est pas comme ça que je voulais te faire jurer, mais amarre-toi, pour l'amour de Dieu... amarre-toi....

Simon ne l'entendait plus, il s'était déjà jeté à la mer, afin d'atteindre le mât et de s'y cramponner pour le débarrasser de son gréement.

Le vent se calmait, mais la houle était toujours très-forte.

—Pauvre Simon... il est cuit—dit Benoît, en voyant son second, tâchant de se tenir à cheval sur cette poutre ronde qui roulait à chaque lame et s'avançait vers le flanc du brick.

La position de Simon était horriblement dangereuse, car il risquait à tout moment d'être écrasé contre le navire.

—Encore un coup de hache, Simon—criait Benoît—et nous sommes parés. Ah... mon Dieu... Simon... Simon... défie la vague... à la mer... jette-toi à la mer... tu vas... Simon... Ah!...

Et le capitaine poussa un cri affreux en mettant la main devant ses yeux.