—Oh! quelle fraîcheur... quelle bonne obscurité... dit-elle en s'accoudant sur un des côtés du divan.
Et ce qui me fait souvenir que je n'ai pas parlé de la chaussure d'Hortense, c'est que dans ce mouvement elle allongea ses jolis pieds et les croisa l'un sur l'autre... ces pieds d'enfant étaient chaussés d'un tout petit brodequin, dont la peau violette à reflet d'or, se dessinait sur la blancheur matte d'un bas de soie.
Oh! j'aime aussi l'obscurité, mon Hortense... il semble qu'on soit plus seuls n'est-ce pas?... et la solitude avec toi... c'est le bonheur, dit Georges en prenant le bras d'Hortense, et se le passant autour du cou.
Alors sa joue touchait la joue d'Hortense, et son menton s'appuyait sur une épaule demi-nue...
Hortense tourna un peu la tête, et plongeant sa main dans la chevelure de Georges, elle s'amusa à en arrondir les boucles brunes, et à les séparer sur le front de son amant...
—Tiens que je t'aime avec cette coiffure, Georges... Oh! que cela te va bien... et puis tes cheveux sont si doux... tiens, c'est ma passion que tes cheveux... Et elle les baisa ardemment.
—Et moi, disait Georges en rendant les baisers avec usure, ma passion c'est toujours cette jolie bouche, avec ces dents de perle, et encore cette petite fossette au menton, et encore ce cou si arrondi.
Et le voluptueux jeune homme, tantôt effleurait à peine de ses lèvres toutes ces perfections, tantôt y imprimait de délicates morsures, de façon qu'Hortense sentit un frémissement délicieux courir partout son corps.
—Georges.....
—Hortense.....