—De madame la marquise de Cérigny.
Ici Georges partit d'un éclat de rire si fou, si bruyant, si prolongé, qu'il stupéfia Crâo; et sans songer davantage aux pièces de théâtre, ce jeune homme courut comme un écervelé rejoindre la société du salon...
—Il rit,—à la bonne heure, dit Crâo...—Puis remettant son registre à sa place, éteignant sa lumière, il alla, dans l'obscurité, coller son oreille à une petite porte de dégagement, qui communiquait au salon d'été où l'on était rassemblé.
—Retenant son souffle, il écouta.
—C'est impossible... disait Hortense en riant aux éclats...
—C'est pourtant comme cela, Madame, reprit Georges.
—Ma chère amie, voilà une conquête qui me donne de l'ombrage, ajouta M. de Cérigny avec un sérieux affecté...
—Mais le pauvre Marcel va devenir très-amusant, dit madame de Lussan, et ce qui serait charmant, c'est qu'Hortense l'encourageât un peu.
—Ah! il est trop laid, il a l'air trop brutal, et puis il me fait une peur affreuse.
—Que vous êtes folle, Hortense! dit madame de Lussan, Marcel est mon parent, un enfant presque,—un jeune homme sans conséquence... Vous profiteriez de cela pour nous l'amener; vous useriez de votre influence pour lui faire faire les choses du monde les plus divertissantes; les soirées commencent à être longues, voyons, Hortense, pas d'égoïsme; mon Dieu, s'il m'avait honoré de son goût, je vous donnerais l'exemple, moi...