—Très sérieusement...

—C'est une plaisanterie.

—Non, mon ami...

—Mais c'est absurde...

—Non ce n'est pas absurde; vous avez un secret qui, divulgué, peut me faire passer pour ce que je suis:—Un meurtrier,—ajouta Wolf péniblement,—puisque je n'ai pu le garder, moi, qu'il intéresse au point que vous devez croire... pourriez-vous le garder, vous, à qui il est indifférent;... ce doute serait trop affreux, or il faut en finir, et il en sera ainsi.

—Voilà qui est fort...—il en sera ainsi parce que vous le voulez, Wolf.

—Sans doute;—puis, me pressant les deux mains, il dit avec tendresse: Ne me refusez pas cela,—ne me forcez pas, je vous en supplie, à un éclat qui vous obligerait bien à m'accorder ce que je vous demande; vous me l'accorderiez pour un autre motif, il est vrai, mais cela serait toujours, n'est-ce pas.

—Allons, il faut nous brûler la cervelle,—parce qu'il vous a plu de me gratifier de votre diable d'aventure... J'y consens, mais c'est désagréable, vous l'avouerez au moins,...—dis-je avec humeur, sans pouvoir pourtant me fâcher tout-à-fait.

—Je le conçois, mais c'est comme cela... Pardonnez-moi,... mon ami, dit Wolf.

—Pardieu, non; ce sera bien assez de vous pardonner si vous me cassez la tête... car, pour que la plaisanterie soit complète, c'est toujours à cinq pas, et à pair ou non,—j'imagine.