—J'irai par eau, par le coche, par le diable; mais je veux quitter cet infâme Paris; je veux aller vivre dans un désert, dans une île où tout me soit égal et où je sois égal à tout... Comprends-tu, Lucien?..
—Non, mais l'heure presse... Viens-tu?... Mais enfin du linge... des vêtements?
—Tu m'en prêteras, Lucien, répondit Belissan avec une touchante mélancolie, tu m'en donneras des vêtements; les hommes sont frères.
—De l'argent.
—Je partagerai avec toi, bon Lucien; les hommes sont égaux, va.
—A la bonne heure! dit Lucien;
Il est malade ou fou, pensa-t-il; ce petit voyage ne peut que lui faire du bien, je l'emmène.
—Adieu, vil égout, vil Paris, dit dédaigneusement le clerc en se jetant sur le coche.
Et voilà comment Claude Belissan quitta Paris.