MADAME CRINET.

Certainement M. Pigeon, la garde nationale. C'est un emblème...

MONSIEUR CRINET.

C'est une horreur; on nous fait venir là comme des baladins pour s’amuser de nous... c’est épouvantable... Ah! c’était bien la peine d’aller faire battre mes ouvriers pour ça, et de supporter les pertes que la révolution m’a fait éprouver.

MADAME CRINET.

Tu n’es jamais content aussi... n’es-tu pas garde national... toi qui as tant crié contre M. de Villèle parce qu’il t’avait supprimé.

CRINET.

Ça c’est vrai, je suis garde national et juré dans les affaires politiques, c’est toujours très flatteur; et après tout je méprise la cour, moi... Je suis plus que la cour... puisque c’est moi qui paie la cour... Que diable j’ai mes droits politiques, moi... et avec ça on se moque de tout.

MADAME CRINET, à part.

Ou plutôt on se moque de vous (haut), allons viens te coucher, monsieur Crinet.