— Lisez.

M. Rodin lut ce qui suit, très posément et très lentement: «Il y a cent cinquante ans, une famille française, protestante, s'est expatriée volontairement dans la prévision de la prochaine révocation de l'édit de Nantes, et dans le dessein de se soustraire aux rigoureux et justes arrêts déjà rendus contre les réformés, ces ennemis indomptables de notre sainte religion. Parmi les membres de cette famille, les uns se sont réfugiés d'abord en Hollande, puis dans les colonies hollandaises, d'autres en Pologne, d'autres en Allemagne, d'autres en Angleterre, d'autres en Amérique. On croit savoir qu'il ne reste aujourd'hui que sept descendants de cette famille, qui a passé par d'étranges vicissitudes de fortune, puisque ses représentants sont aujourd'hui à peu près placés sur tous les degrés de l'échelle sociale, depuis le souverain jusqu'à l'artisan.

«Ces descendants directs ou indirects sont:

«Filiation maternelle:

«Les demoiselles _Rose _et _Blanche Simon, _mineures.

«(Le général Simon a épousé à Varsovie une descendante de ladite famille.)

«Le sieur _François Hardy, _manufacturier au Plessis, près Paris.

«Le prince _Djalma, _fils de _Kadja-Sing, _roi de Mondi.

«_(Kadja-Sing _a épousé en 1802 une descendante de ladite famille, alors établie à Batavia (île de Java), possession hollandaise.)

«Filiation paternelle: «Le sieur _Jacques Rennepont, _dit _Couche- tout-nu, _artisan. «La demoiselle _Adrienne de Cardoville, _fille du comte de Rennepont, (duc de Cardoville). «Le sieur _Gabriel Rennepont, _prêtre des missions étrangères. «Chacun des membres de cette famille possède ou doit posséder une médaille de bronze sur laquelle se trouvent gravées les inscriptions ci-jointes: