— Veuillez, je vous prie, monsieur, pendant que je vais lire cette lettre, vous approcher du feu… il fait un temps si mauvais! dit le régisseur avec empressement; pourrait-on vous offrir quelque chose?
— Mille remerciements, mon cher monsieur… je repars dans une heure…
Pendant que M. Dupont lisait, M. Rodin jetait un regard interrogateur sur l'intérieur de cette chambre; car, en homme habile, il tirait souvent des inductions très justes et très utiles de certaines apparences, qui souvent révèlent un goût, une habitude, et donnent ainsi quelques notions caractéristiques. Mais cette fois sa curiosité fut en défaut.
— Fort bien, monsieur, dit le régisseur après avoir lu. M. l'intendant me renouvelle la recommandation de me mettre absolument à vos ordres.
— Ils se bornent à peu de chose, et je ne vous dérangerai pas longtemps.
— Monsieur, c'est un honneur pour moi…
— Mon Dieu! je sais combien vous devez être occupé, car en entrant dans ce château on est frappé de l'ordre, de la parfaite tenue qui y règnent; ce qui prouve, mon cher monsieur, toute l'excellence de vos soins.
— Monsieur… certainement… vous me flattez.
— Vous flatter!… un pauvre vieux bonhomme comme moi ne pense guère à cela… Mais revenons à notre affaire. Il y a ici une chambre appelée la chambre verte?
— Oui, monsieur, c'est la chambre qui servait de cabinet de travail à feu M. le duc de Cardoville.