— Pourquoi ne nous as-tu pas fait prévenir? ajouta-t-il… Nous aurions été te chercher… Mais comme tu trembles!… chère mère… tes mains sont glacées… reprit le forgeron agenouillé devant Françoise.
Puis se tournant vers la Mayeux:
— Fais donc un peu de feu tout de suite.
— J'y avais pensé quand ton père est arrivé, Agricol; mais il n'y a plus ni bois ni charbon…
— Eh bien… je t'en prie, ma bonne Mayeux, descends en emprunter au père Loriot… il est si bonhomme qu'il ne te refusera pas… Ma pauvre mère est capable de tomber malade… vois comme elle frissonne.
À peine avait-il dit ces mots que la Mayeux disparut. Le forgeron se leva, alla prendre la couverture du lit, et revint en envelopper soigneusement les genoux et les pieds de sa mère; puis, s'agenouillant de nouveau devant elle, il lui dit:
— Tes mains, chère mère.
Et Agricol, prenant les mains débiles de sa mère dans les siennes, essaya de les réchauffer de son haleine.
Rien n'était plus touchant que ce tableau, que de voir ce robuste garçon à la figure énergique et résolue, alors empreinte d'une expression de tendresse adorable, entourer des attentions les plus délicates cette pauvre vieille mère pâle et tremblante.
Dagobert, bon comme son fils, alla prendre un oreiller, l'apporta, et dit à sa femme: